BookIn – BookOut ? #3

image_pdf

Me voici de retour pour un nouveau petit BookIn – BookOut?

Pour rappel, il s’agit d’une rubrique du club de lecture #JeBookin dans laquelle je vous donne mon avis sur mes dernières lectures: BookIn, si j’ai aimé, BookOut, si je n’ai pas apprécié.

Dans cette troisième édition, je vous propose de passer en revue les titres suivants:

  • En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut
  • La disparition de Stéphanie Mailer, Jöel Dicker
  • Les hauts de Hurlevents, Emilie Brontë
Découvrez dans ce 3e BookIn - BookOut mon avis sur les dernières lectures.
Crédit photo: Célia Dreams

Alors, qu’est ce que vous pensez? BookIn – BookOut?

***

En attendant Bojangles – Olivier Bourdeaut

Club de lecture #JeBookin - BookIn-BookOut #3: En attendant Bojangles

Le pitch :

Devant leur petit garçon, ils dansent sur “Mr. Bojangles” de Nina Simone. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir et la fantaisie. Celle qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible. Elle les entraîne dans un tourbillon de poésie pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Le livre est disponible sur Amazon, mais aussi dans tous les grandes librairies, certaines bibliothèques ou chez votre libraire qui pourra certainement vous le commander. Pensez-aussi aux bourses d’échange ou aux réseaux de seconde main.

Mon avis

Un véritable coup de cœur !!! “En attendant Bojangles” est en effet un petit ovni. Drôle, fluide et sans fioritures, ce roman qui traite pourtant d’un sujet grave, la folie, est un tout simplement un petit bijou de littérature .

C’est l’histoire fabuleuse d’une femme fantasque, flamboyante et folle, qui vacille avec grâce sur un air de Nina Simone et vit sa vie comme un tourbillon en entraînant avec elle ses proches dans ses délires et ses exubérances.

Le choix narratif de l’auteur contribue largement au succès du livre. Bourdeaut a ainsi choisi de faire parler tout à tour le fils et le mari de l’héroïne et le lecteur passe donc sans transition d’un récit tendre en naïf des événements à une vérité bien plus poignante reflétant la dure réalité qu’induit l’impuissance d’un homme face aux délires de plus en plus dangereux de la femme qu’il a tant aimé pour son extravagance. Ce qui relie les deux narrations, c’est toute la démesure que peut engendrer l’amour fou (c’est le cas de le dire). Celle d’un fils pour sa mère et cette d’un mari pour sa femme. 

En refermant le livre, vous aurez certainement envie de réécouter le titre de Nina Simone – Bojanglès – et de valser au clair de lune… C’est en tout cas l’effet que m’a fait ce joli roman et tout ce que je vous souhaite ! Une belle découverte que je vous recommande chaudement donc !

Elle avait réussi à donner un sens à ma vie en la transformant en un bordel perpétuel. Sa trajectoire était claire, elle avait mille directions, des millions d’horizons, mon rôle consistait à faire suivre l’intendance en cadence, à lui donner les moyens de vivre ses démences et de ne se préoccuper de rien…

 

Note finale : **** (4,5/5) – BookIn!

***

La disparition de Stéphanie Mailer – Joël Dicker

Club de lecture #JeBookin - BookIn-BookOut #3: La disparition de Stéphanie Mailer (J. Dicker)

Le pitch :

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stéphanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses.
 
Qu’est-il arrivé à Stéphanie Mailer?
Qu’a-t-elle découvert?
Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?

Le livre est disponible sur Amazon mais aussi dans tous les grandes librairies, certaines bibliothèques ou chez votre libraire qui pourra certainement vous le commander. Pensez-aussi aux bourses d’échange ou aux réseaux de seconde main.

Mon avis

J’avais hâte de lire le nouveau roman de Joël Dicker, ayant en mémoire le fabuleux “La vérité sur l’affaire Harry Québert” et malheureusement la lecture n’a pas été à la hauteur de mes attentes.

Alors, il ne faut pas exagérer… “La disparation…” est un bon roman qui m’a tenu en haleine de bout en bout. C’est même un page-turner comme disent les anglo-saxons ; à savoir un livre dont on ne peut s’empêcher de tourner les pages. Mais si j’ai bien aimé le début de l’histoire et la mise en place des évènements relatant la réouverture d’une enquête d’il y a 20 ans relative aux meurtres du maire d’Orphéa, de sa famille et d’une joggeuse suite à la disparition d’une journaliste, j’ai trouvé que l’auteur en faisait un peu trop pour maintenir le suspense et que la fin était carrément bâclée.

L’intrigue trop alambiquée et les changements de point de vue incessant empêchent le lecteur de rester captivé et au final ce dernier est tellement embrouillé qu’il en perd tout plaisir de lecture. Car même si dès le titre, il sait ce qui va arriver, il n’était pas nécessaire de l’embarquer sur toutes les fausses pistes possibles et imaginables. En procédant de la sorte, Joël Dicker fait perdre toute crédibilité à son histoire et embarque son lecteur dans une conclusion “cliché” et sans surprise.

Amateurs de polar à suspens, passez votre chemin.

Mais pour rester sur une note positive, il faut reconnaître que l’ambiance de cette charmante petite bourgade côtière des Hamptons qu’est Orphéa, où chacun se connaît et garde jalousement ses secrets, et les protagonistes hauts en couleur du récit sauvent ce troisième roman. Ils apportent à l’intrique une note charmante qui fait un peu oublier les lourdeurs que prennent parfois les tournures de l’histoire.

A lire donc mais sans urgence.

Peu importe d’où tu viens, les gens te jugeront selon où tu vas…

Note finale : ** (2,5/5) BookOut!

***

Les hauts de Hurlevents – Emily Brontë

Club de lecture #JeBookin - BookIn-BookOut #3: Lers hauts de Hurlevent (E. Bronte)

Le pitch :

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord.

Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage.

La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.

Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l’orgueilleux qui l’a tuée.

Le livre est disponible sur Amazon mais aussi dans tous les grandes librairies, certaines bibliothèques ou chez votre libraire qui pourra certainement vous le commander. Pensez-aussi aux bourses d’échange ou aux réseaux de seconde main.

Mon avis

C’est en lisant une critique du livre sur le blog de Victoria, Mango & Salt, que j’ai eu envie de lire ce chef d’œuvre de la littérature anglaise du XIXe siècle.

Il faut dire qu’ayant fait des études de lettres avec une spécialisation Anglais-Espagnol, je ne pouvais pas dignement prétendre au titre de « licenciée » sans avoir jamais ouvert une page des « Hauts de Hurlevent » ! Je m’étonne d’ailleurs de n’avoir jamais dû lire cet ouvrage lors de ma vie estudiantine.

Bref, c’est avec curiosité et envie que j’ai entamé la lecture du seul et unique bouquin d’Emily Brontë. Morte juste après l’avoir écrit, elle n’a jamais eu l’occasion de confirmer son talent. Dommage car c’est une œuvre magistrale !

Ce que Edmond Dantès avait réalisé avec finesse, Heathcliff le prémédite avec rudesse… Ce que le premier avait entrepris avec une ruse magistrale, le second se confine dans le registre bestial.
De quoi je parle ? De vengeance, pardi !

Ainsi, si l’intrigue est relativement simple, l’histoire d’une vengeance suite à un amour empêché et une humiliation refoulée, on s’étonne qu’une jeune fille de pasteur d’à peine trente ans qui ne voyait pratiquement personne ait pu écrire un roman d’une telle puissance et d’une telle noirceur !

Tout réside dans la psychologie des personnages et les contrastes de classe, de lieu résidence et de sentiments qu’Emily Brontë leur attribue. Heathcliff est abjecte et sa vengeance terrible. Le décor de cette fresque aide sans doute beaucoup à maintenir la tension qui règne tout au long du récit. A mesure qu’avance le récit, on entend ainsi le vent tempétueux du nord s’engouffrer dans les collines de la lande anglaise. On a froid rien qu’à imaginer le froid de la pluie battante. On conçoit sans peine la lugubre maison qu’est devenue Hurelevent lorsque Heathcliff en devient le maître !

L’histoire est rapportée par deux narrateurs : Lockwood, locataire du Manoir de la Grive, et Mrs Dean, domestique prolixe.  Cette mise en perspective subjective renforce la narration car elle est totalement partiale et nous emmène là où l’auteur veut que l’on aille.

Ici encore, c’est donc une histoire d’amour fou ! Rarement un amour impossible n’aura été si fort et si bien décrit. Ce récit m’a touchée et profondément marquée. A lire et à relire !

Catherine Earnshaw, puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai ! Tu dis que je t’ai tuée, hante-moi, alors ! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que des fantômes ont erré sur la terre. Sois toujours avec moi, prends n’importe quelle forme, rends-moi fou ! mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Oh ! Dieu ! c’est indicible ! je ne peux pas vivre sans ma vie ! je ne peux pas vivre sans mon âme !

Note finale : **** (4,5/5) – BookIn!

***

J’espère que je vous ai donné envie de découvrir ces livres du 3e BookIn – BookOut.

Si vous les avez lus ou si vous en avez d’autres à me recommander, n’hésitez pas à partager vos avis en commentaires ou en utilisant l’hashtag #JeBookin ou la mention “BookIn – BookOut #3” sur vos réseaux sociaux ou en vous rendant directement sur la page Facebook du club de lecture #JeBookin.

 

Inscription Newsletter Célia Dreams

Vous aimez l’univers de Célia Dreams et de son club de lecture et ne voulez rater aucune publication? Abonnez-vous dès à présent à la Newsletter via le visuel ci-dessus ou abonnez-vous aux pages Facebook, Pinterest ou Twitter du blog. Rejoignez-moi aussi sur Instagram, j’y partage des moments et du contenu plus personnel.


Vous avez aimé cet article “BookIn- BookOut” et désirez en garder une trace ou le partager sur vos réseaux sociaux? Épinglez-le sur Pinterest à l’aide du visuel ci-dessous ou partagez-le sur vos réseaux sociaux en utilisant les boutons de partage tout en bas de l’article.

 

Découvrez dans ce 3e BookIn - BookOut mon avis sur les dernières lectures.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.